Deux heures pour prendre un verre c'est à la fois long et court. Et si la conversation est anodine, ça se passe plutôt bien. Jusqu'à même parvenir à me persuader que peut-être je me fais des idées, qu'elle n'est pas du tout en train de me draguer... Vous voyez de quoi je veux parler ? Vous connaissez ce moment... celui ou vous ne savez plus ce qui est de l'ordre de l'interprêtation des faits ou de la déduction de pensées infondées. Le moment de doute finit toujours par venir sur la pointe des pieds.
A ces moments-là, je me souviens de phrases assez claires pour me remercier de nos soirées passées ou regretter de ne pouvoir être de la partie pour ce que j'organise.
Mais quand on vous propose de vous ramener, ne faut-il pas y voir un signe plus limpide que les autres ? Et Si elle me montre la photo de son chat ?
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Bon. Je ne peux pas repousser plus longtemps le verre qu'on me propose. D'autant que je n'ai pas de raison si ce n'est ce que cela soutend.
Au bout de combien de temps une fille se déclare-t-elle ? Ou finit-elle par se lasser ?
Pour ma part, je fais comprendre mes intentions assez rapidement après m'être assurée de la possibilité d'une réussite et je ne joue pas sur ce terrain mal défini de la proche amitié. Mais là, que suis-je censée dire ? Puis-je m'autoriser un : "j'ai bien compris ton intention mais tu ne sais pas où tu mets les pieds" ?
Est-il plus acceptable que je continue à faire l'idiote et prétendre ne pas comprendre ?
Elle ne m'a même pas demandé où et avec qui je vivais...
Elle m'attend. J'y vais. J'improviserai.
par (°_°)
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Humm ! Finalement, j'ai cédé... il y a certains arguments auxquels je ne résiste pas... et ma maîtresse sait se montrer convaincante.
par (°_°)
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Parce qu'il y a un début où vous n'étiez pas là et qu'il y a l'histoire qui se déroule sans réels témoins mais avec un certain nombres de participants.
Pourquoi commencer à raconter maintenant ? Parce que je ne sais pas trop à qui je pourrais confier mes péripéties si ce n'est à vous...
Je viens de refuser à ma maîtresse le plaisir de me voir cinq minutes. Je l'avais pourtant attendue.
J'ai refusé hier de prendre un verre avec une fille qui me courtise sous prétexte que je n'avais pas le temps et qu'elle me prévenait tardivement.
J'ai prétexté une occupation demain samedi à ma compagne alors que je n'ai rien prévu et que c'est le seul jour où je pourrai la voir.
Pourquoi ? Parce que je ne sais pas ce que je veux ? Si, je sais ce que je veux : du calme.
Le succès est à double tranchant et la nature féminine est usante, psychologiquement usante. Pour le reste, je m'en accomode aisément. Mais là, je ne sais si je dois incriminer le temps maussade mais je m'essouffle. Même la splendide créature devant laquelle je bave depuis longtemps ne me fait fait plus d'effet. Je sature. Je ne sais plus si cela m'amuse - si cela a jamais été le cas. Je me laisse prendre à mon propre jeu et cela me surprend encore. Exister dans les yeux des autres est un défi délectable. Exister pour les autres est une responsabilité. Revoir quelqu'un et instaurer une intimité, une proximité, lui permet de vous prendre la tête, de vous raconter sa vie - surtout quand vous n'en avez aucune envie.
Voilà le constat : je suis assez bête pour instaurer des liens et ne pas changer de conquêtes tous les soirs. Moi, je les superpose. Et c'est le début des ennuis...
par (°_°)
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